07:43:08
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11/11/06 .
Etienne
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361 mots . 185 vues . Libéralisme, mon amour
Quelques propositions cyniques
En cette période pré-électorale, j'ai décidé d'apporter ma part de reflexion en soumettant quelques idées vigoureuses pour sortir notre beau pays du bourbier social-démocrate dans lequel il s'enfonce inexorablement. (âmes sensibles s'abstenir)
1) Stérilisons les pauvres : Les pauvres consomment beaucoup plus d'allocations qu'ils n'en financent, leurs enfants deviennent de plus en plus souvent pauvres également et sont méchants avec les nôtres à l'école, ils regardent TF1 et ne consomment pas bio, augmentant ainsi la dégradation de la planète. Quand le parle de stérilisation, je pense à une méthode indolore comme une vasectomie. On ne va pas quand même les empêcher de copuler, que leur resterait-il, sinon ?
2) Taxons les vieux : Les vieux nous coutent cher et ne servent plus à rien. Plutôt que de financer les retraites, inventons une taxe qui augmentera avec l'âge. Ceux qui ne pourront pas payer seront euthanasiés. Mais en douceur, on est pas cruel...
3) Supprimons les aides sociales : Le trou des retraites et de la sécurité sociale se creuse un peu plus chaque année. On supprime tout. Les compagnies d'assurances sauront nous proposer des solutions hautement compétitives, avec un système de bonus/malus à la clé. Vous êtes jeune, sportif, vous ne buvez pas d'alcool et vous vivez à la campagne : - 50 %. Vous êtes un peu vieux, appréciez un petit verre de rouge de temps en temps, raffolez de la charcuterie, ne faites du sport que devant la télé : + 30 %. Vous êtes atteint d'une maladie rare, aux traitements couteux que vous ne pouvez pas financer ? Vous l'avez surement cherché...
Restons néanmoins humains. Pour encourager les soupes populaires, augmentons les réductions d'impôt liées aux versements aux bonnes oeuvres.
4) Supprimons le salaire minimum : Le smic ruine nos économies et nous empêche d'être compétitifs. Les chinois vont finir par nous bouffer. Comme on aura supprimé les aides sociales, les flemmards seront bien contraints de se mettre au boulot.
D'autres propositions suivront. N'hésitez pas à me faire part de vos suggestions. Ne me remerciez pas, c'est tout naturel. Je suis heureux de contribuer à rendre notre monde plus juste.
07:18:57
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11/11/06 .
Etienne
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314 mots . 128 vues . Une journée par semaine
Burn-Out
Enfant puis adolescent, j'adorais créer des histoires et des mondes imaginaires. Sans doute cela constituait-il un échappatoire devant une réalité que j'avais peur d'affronter.
Avant l'âge de 20 ans, le résultat était bien sur déplorable, le genre de truc qu'on ne peut pas relire sans hésiter entre le fou-rire et les larmes de honte tellement la nullité de ces écrits était totale et absolue. N'est pas Rimbaud qui veut.
Après, ça c'est un peu amélioré. J'arrive à me relire avec plaisir et une certaine fierté. Les quelques personnes qui m'ont lu ont apprécié, sans que je puisse savoir si leurs félicitations étaient sincères ou motivées par l'amitié. Il ne faut pas froisser un auteur, ca devient vite méchant, un auteur, quand on critique ses écrits. Peut-être je surmonterai la crainte du commentaire assassin ("c'est nul, ce truc !") pour publier un de ces écrits sur le net.
Peu importe si ces écrits valaient l'encre, le papier et la transpiration consommées. Je me faisais du bien en les écrivant et cela suffisait à ma peine. Ils constituaient un excellent dérivatif devant la dureté de l'existence (même si, objectivement, mon existence d'occidental bien nourri n'a rien de si difficle).
Arrivé à l'âge presque canonique et hautement symbolique de 40 ans, j'ai traversé une grosse crise d'identité. Une belle crise de milieu de vie, dépression et envie suicidaire à la clé. Je ne suis pas sur d'en être sorti, d'aileurs, mais c'est un autre sujet...
J'ai alors pensé que l'écriture serait à nouveau la thérapie salvatrice. J'ai ressorti mes vieux écrits, relu les trucs commencés, lancé quelques idées sur le papier. Et ca n'a pas été plus loin. Les idées sont là, pas mauvaises. Mais je suis incapable de pondre la moindre ligne. Neurones grillés. Clavier rétif.
Foutu boulot...
20:46:13
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06/11/06 .
Etienne
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111 mots . 151 vues . Libéralisme, mon amour
Charité bien ordonnée commence par soi-même
Je suis sur qu'un bon nombre d'entre vous apprécient U2 pour sa musique et son leader Bono dans son action pour l'annulation de la dette des pays eb voie de développement, action pour laquelle je veux lui apporter mes soutien et estime (même si, comme je suis tenté de le croire, il n'en a que faire).
Ceçi dit, je vous invite à lire ceçi . Le premier paragraphe suffira amplement, même si le reste de l'article est fort intéressant...
Ca casse le mythe, hein ? ![]()
Me trouverez-vous un riche qui ne soit pas rendu complètement fou par ses comptes en banque en ce bas-monde ? Juste un ?
07:09:59
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21/10/06 .
Etienne
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225 mots . 84 vues . Une journée par semaine
Je l'avais, je ne l'ai plus
Ben oui, après avoir laborieusement décrochée cette journée par semaine, je me suis rendu compte que sa mise en oeuvre était tout simplement... impossible, sauf à faire en quatre jours ce que je faisais laborieusement en cinq.
Malgré cela, la liste des "demandes en cours" que je tiens courageusement (forme subtile et originale de sado-masochisme ?) à jour dans un beau fichier Excel a continué à s'accroitre gentiment et à atteindre le chiffre fatidique de 50. 50 trucs à faire, chacun prenant, à vue de nez, entre 1 heure et dix jours. Chacun générant, bien sur, son lot de maintenance, de recette, de mises en production et de demandes ultérieures. La bête se nourissant elle-même, en quelque sorte.
Première solution : baisser les bras. Considérer qu'on ne doit faire que si qui peut être fait dans un temps raisonnable et laisser s'éaccroitre interminablement cette foutue liste. La solution la plus simple à mettre en oeuvre, sauf que je n'y arrive (encore) pas. Foutue conscience professionnelle.
Deuxième solution : Bosser 24 heures par jour, week-ends compris. Biologiquement impossible.
Troisième solution : faire remonter le problème, encore et toujours. Ma hiérarchie n'étant pas complétement autiste, un nouveau développeur (qui est une développeuse) a été embauché(e) et, à deux, j'espère faire diminuer cette foutue liste... et pouvoir enfin prendre cette journée...
07:45:40
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31/08/06 .
Etienne
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188 mots . 74 vues . Libéralisme, mon amour
Toujours plus...
Je ne résiste pas à vous communiquer la liste des 10 patrons les mieux payés du CAC 40 :
Lindsay Owen-Jones (L'Oréal) : 7 358 000 Euros
Edouard Michelin (Michelin) : 6 140 000 Euros
Antoine Zacharias (Vinci) : 3 595 000 Euros
Jean-René Fourtou (Vivendi Universal) : 3 331 000 Euros
Daniel Bouton (Société générale) : 3 180 000 Euros
Henri de Castries (AXA) : 3 156 000 Euros
Thierry Desmarest (Total) : 3 155 000 Euros
Jean-François Dehecq (Sanofi) : 3 084 000 Euros
Maurice levy (Publicis) : 3 060 000 Euros
Jean-Philippe Thirerry (AGF) : 2 839 000 Euros
(source Alternatives Economiques n° 250)
Pour les puristes, je tiens à préciser qu'il s'agit des rénumérations salariables brutes pour l'année 2005, hors stock-options.
Je pourrais m'amuser à vous donner l'équivalent en nombre de Smic Anuuels (mesquin), vous trouver le nombre de licenciements effectué par les mêmes entreprises (facile), trouver le prix du caviar et du champagne pour imaginer l'indigestion potentielle (dégoutant), je me contenterai de citer Jim HARRISON, dans "la femme aux lucioles" :
"..on devenait fou à force de ne penser qu’à l’argent, que les fous vivaient dans un enfer privé sans même le savoir, et que les fous qui étaient riches créaient un enfer pour d’innombrables autres gens, sans le savoir ni s’y intéresser."
06:56:28
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31/08/06 .
Etienne
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112 mots . 94 vues . Une journée par semaine
Morphée, mon ennemi
A peu près tous les matins, à 6:57, lorsque le réveil sonne (ou plutôt lorsque le monsieur à la radio nous réveille, car c'est un radio-réveil, prouesse de la technologie), je dors souvent profondément et l'acte de se lever est difficile...
Sauf les samedis, les dimanches et les jours où, comme celui là, je suis en RTT sans but précis pour la journée nécessitant un lever matinal. Ces jours là, je suis parfaitement réveillé vers 5:00 (si ce n'est plus tôt) et, ne voulant pas réveiller ma douce, je finis par me lever.
Et dire que certains affirment que le monde est bien fait
13:18:18
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14/07/06 .
Etienne
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262 mots . 200 vues . Le monde merveilleux des ados
Tsunami familial
Il est, parait-il, certains hommes qui se réalisent totalement dans la paternité, disent en tirer les plus grandes joies et avouent que leur vie eut été infiniment moins heureuse s'ils ne l'avaient pas connue.
J'avoue ne pas en faire partie.
"Les enfants nous font grandir", me dit souvent leur mère. Certes, avoir des enfants vous oblige à vous débarrasser d'une bonne part de votre égoïsme naturel. J’ai pour habitude de dire que c’est le seul aspect de votre vie où il est interdit de renoncer. Vous pouvez démissionner d’un emploi qui vous déplait, divorcer de votre conjoint si vous ne le supportez plus, vous exiler d’un pays qui vous oppresse, de plus voir d’anciens amis que vous n’appréciez pas. Mais vous n’avez pas le droit d’abandonner vos enfants ou d’en confier l’éducation à d’autres.
Et pourtant, qu’elle est parfois grande, la tentation de tout laisser tomber !
Surtout dans cette période abominable qu’est l’adolescence ! Comment faire ça sereinement à cette insolence constante, ce rejet permanent de vos valeurs et de vos opinions, de cette référence constante aux abrutis de copains et copines, de ce sentiment constant de détenir LA vérité, de cette vision manichéiste du monde, de cet attrait pour tous les pièges que sait si bien tendre la société de consommation ?
En matière d’éducation, il n’y a, parait-il, pas de recette. Celui qui la découvrira mériterait au moins un prix Nobel…
09:16:51
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04/07/06 .
Etienne
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130 mots . 86 vues . Une journée par semaine
Je l'ai eue !
Hé oui, aujourd'hui est la première journée où je ne travaille pas en semaine. Après 10 mois de longue attente, sans trop insister lourdement pour éviter de me faire dire que rien ni personne n'obligeaient ma boite à m'accorder ce que je demandais, je suis passé à 4 jours de travail par semaine.
Normalement, cette journée est fixée au jeudi mais comme une formation est prévue pour le jeudi de cette semaine, me voilà chez moi ce mardi.
Quel bonheur de pouvoir se lever et de se dire qu'on ne va pas au boulot !
Maintenant, je vais m'attaquer à une nouvelle négociation : passer à trois jours par semaine pour travailler les lundi, mercredi et vendredi et faire autre chose les autres jours. Il faut être ambitieux dans la vie ;-)
04:12:10
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13/04/06 .
Etienne
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471 mots . 82 vues . Une journée par semaine
Je vais l'avoir !
Hé oui, après quelques mois de patience, il semble que ma direction (bien-aimée) est prête à m'accorder de passer à 4 jours de travail par semaine -avec, bien sur, une réduction de salaire en proportion-.
Vous vous interrogez sans doute sur ce qui peut motiver un type normalement constitué à sacrifier 20 % de son salaire ?
- En premier lieu, il y a tout simplement le plaisir de ne pas aller bosser. Même si j'aime bien ma boite qui reste quand même quelque peu atypique au milieu de cette folie capitaliste et libérale (comprendre : ses dirigeants ont un autre but que celui d'accumuler toujours plus de profit au mépris complet de l'état de cette planète) et la très grande partie des gens qui y travaillent, je préfère de très loin prendre le temps de me lever, de déjeuner, de lire, de bloguer, de troller, de me promener (pas trop vite), d'écouter et de regarder vivre les gens qui m'entourent. Une application pratique et concrète du droit à la paresse revendiqué par Paul Lafargue.
- Deuxièmement, je vais vous révéler un truc incroyable. Je n'ai pas besoin de ce boulot pour vivre Suis-je à la tête d'une confortable fortune ? Non (enfin, du point de vue de l'occidental moyen, mais c'est un autre sujet sur lequel je reviendrai une autre fois). Ma conjointe gagne très bien sa vie ? Pas trop mal (un peu plus de 2000 euros nets par mois) mais ça n'est pas exceptionnel pour une diplômée de l'enseignement supérieur qui a plus de 20 ans de métier derrière elle. Hé bien, en considérant les économies que je ferai en n'allant pas travailler (pas de seconde voiture, pas de restaurant le midi, moins d'impôt sur le revenu), le revenu de ma très chère blonde nous suffirait pour vivre agréablement sans grande restriction sur notre train de vie. Mais là aussi, j'y reviendrai une autre fois. Dans ce cas, pourquoi ne pas travailler du tout ? On en reparlera...
- Troisièmement, en bon gauchiste de base, je crois dur comme fer à cette théorie dévaluée et allégrement massacrée qu'est le partage du travail. Dans mon équipe, nous sommes deux à travailler quatre jours par semaine. C'est suffisant, mathématiquement, pour dégager des ressources pour faire travailler quelqu'un (un intérimaire, un indépendant, un prestataire..) pendant quelques mois par an.
- Quatrièmement, j'ai depuis longtemps envie de m'investir dans des activités bénévoles. Mais étant un flemmard de première catégorie, qui aime aller au lit tôt -pas forcément pour dormir, mais vous n'en saurez pas plus que ça pour aujourd'hui-, je n'ai jamais réussi à m'investir correctement. Cette journée devrait me le permettre.
10:12:56
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09/04/06 .
Etienne
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303 mots . 94 vues . Libéralisme, mon amour
L'homme est bon pour l'homme
Je reviens du Sénégal où j'ai passé quelque temps chez des amis sénégalais.
Au Sénégal, on croise fréquemment des gamins, souvent très jeunes, sales et dépenaillés, munis d'une énorme boite de conserve vide qui leur sert à recueillir des dons en nature, souvent du riz -base de l'alimentation là-bas-. Ces enfants s'appellent des talibé, je vous renvoie à l'article qui suit pour comprendre ce dont il s'agit.
L'enfant a donc pour mission de mendier s'il veut manger. Accessoirement, il doit aussi mendier de l'argent et ramener à son mentor une somme, certes dérisoire, mais difficile à obtenir. S'il ne ramène pas cette somme, il est dument rossé, meilleure façon de lui enseigner à remplir ses objectifs. Non mais.
Donc, notre petit talibé erre toute la journée, se fait allègrement tabasser par ses compères dès qu'il réussit à obtenir une petite pièce. En échange de quoi, il reçoit -parfois- quelques éléments d'éducation coranique.
Personne ne proteste. S'attaquer aux religieux musulmans qui encouragent cette pratique serait une erreur monumentale et aucun gouvernement ne s'y risquerait.
Quel rapport avec le titre de cette rubrique, me direz-vous ? Et bien, nous sommes ici en présence d'une expression tout à fait pratique du libéralisme en tant que philosophie. Un contrat librement signé entre les parents et le mentor. Bien sur, le gouvernement ne finance pas de fonctionnaires pour la protection de l'enfance, appliquant par là-même le bon vieux principe libéral "...chacun serait libre de mener sa vie comme bon lui semble, sans être taxé ou opprimé par je ne sais quelle agence de sécurité nationale".
Accessoirement, je vous laisse imaginer quels hommes deviendront ces enfants. Après un passage à Harvard ou à HEC, ils deviendront de parfaits managers.