Les Blogs des trolleurs : débats et détente


le blog des trolleurs

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07:18:57 . 11/11/06 . Etienne Email . 314 mots . 98 vues . Une journée par semaine

Burn-Out

Enfant puis adolescent, j'adorais créer des histoires et des mondes imaginaires. Sans doute cela constituait-il un échappatoire devant une réalité que j'avais peur d'affronter.

Avant l'âge de 20 ans, le résultat était bien sur déplorable, le genre de truc qu'on ne peut pas relire sans hésiter entre le fou-rire et les larmes de honte tellement la nullité de ces écrits était totale et absolue. N'est pas Rimbaud qui veut.

Après, ça c'est un peu amélioré. J'arrive à me relire avec plaisir et une certaine fierté. Les quelques personnes qui m'ont lu ont apprécié, sans que je puisse savoir si leurs félicitations étaient sincères ou motivées par l'amitié. Il ne faut pas froisser un auteur, ca devient vite méchant, un auteur, quand on critique ses écrits. Peut-être je surmonterai la crainte du commentaire assassin ("c'est nul, ce truc !") pour publier un de ces écrits sur le net.

Peu importe si ces écrits valaient l'encre, le papier et la transpiration consommées. Je me faisais du bien en les écrivant et cela suffisait à ma peine. Ils constituaient un excellent dérivatif devant la dureté de l'existence (même si, objectivement, mon existence d'occidental bien nourri n'a rien de si difficle).

Arrivé à l'âge presque canonique et hautement symbolique de 40 ans, j'ai traversé une grosse crise d'identité. Une belle crise de milieu de vie, dépression et envie suicidaire à la clé. Je ne suis pas sur d'en être sorti, d'aileurs, mais c'est un autre sujet...

J'ai alors pensé que l'écriture serait à nouveau la thérapie salvatrice. J'ai ressorti mes vieux écrits, relu les trucs commencés, lancé quelques idées sur le papier. Et ca n'a pas été plus loin. Les idées sont là, pas mauvaises. Mais je suis incapable de pondre la moindre ligne. Neurones grillés. Clavier rétif.

Foutu boulot...

07:09:59 . 21/10/06 . Etienne Email . 225 mots . 48 vues . Une journée par semaine

Je l'avais, je ne l'ai plus

Ben oui, après avoir laborieusement décrochée cette journée par semaine, je me suis rendu compte que sa mise en oeuvre était tout simplement... impossible, sauf à faire en quatre jours ce que je faisais laborieusement en cinq.

Malgré cela, la liste des "demandes en cours" que je tiens courageusement (forme subtile et originale de sado-masochisme ?) à jour dans un beau fichier Excel a continué à s'accroitre gentiment et à atteindre le chiffre fatidique de 50. 50 trucs à faire, chacun prenant, à vue de nez, entre 1 heure et dix jours. Chacun générant, bien sur, son lot de maintenance, de recette, de mises en production et de demandes ultérieures. La bête se nourissant elle-même, en quelque sorte.

Première solution : baisser les bras. Considérer qu'on ne doit faire que si qui peut être fait dans un temps raisonnable et laisser s'éaccroitre interminablement cette foutue liste. La solution la plus simple à mettre en oeuvre, sauf que je n'y arrive (encore) pas. Foutue conscience professionnelle.

Deuxième solution : Bosser 24 heures par jour, week-ends compris. Biologiquement impossible.

Troisième solution : faire remonter le problème, encore et toujours. Ma hiérarchie n'étant pas complétement autiste, un nouveau développeur (qui est une développeuse) a été embauché(e) et, à deux, j'espère faire diminuer cette foutue liste... et pouvoir enfin prendre cette journée...

06:56:28 . 31/08/06 . Etienne Email . 112 mots . 46 vues . Une journée par semaine

Morphée, mon ennemi

A peu près tous les matins, à 6:57, lorsque le réveil sonne (ou plutôt lorsque le monsieur à la radio nous réveille, car c'est un radio-réveil, prouesse de la technologie), je dors souvent profondément et l'acte de se lever est difficile...

Sauf les samedis, les dimanches et les jours où, comme celui là, je suis en RTT sans but précis pour la journée nécessitant un lever matinal. Ces jours là, je suis parfaitement réveillé vers 5:00 (si ce n'est plus tôt) et, ne voulant pas réveiller ma douce, je finis par me lever.

Et dire que certains affirment que le monde est bien fait

09:16:51 . 04/07/06 . Etienne Email . 130 mots . 48 vues . Une journée par semaine

Je l'ai eue !

Hé oui, aujourd'hui est la première journée où je ne travaille pas en semaine. Après 10 mois de longue attente, sans trop insister lourdement pour éviter de me faire dire que rien ni personne n'obligeaient ma boite à m'accorder ce que je demandais, je suis passé à 4 jours de travail par semaine.


Normalement, cette journée est fixée au jeudi mais comme une formation est prévue pour le jeudi de cette semaine, me voilà chez moi ce mardi.


Quel bonheur de pouvoir se lever et de se dire qu'on ne va pas au boulot !


Maintenant, je vais m'attaquer à une nouvelle négociation : passer à trois jours par semaine pour travailler les lundi, mercredi et vendredi et faire autre chose les autres jours. Il faut être ambitieux dans la vie ;-)

04:12:10 . 13/04/06 . Etienne Email . 471 mots . 53 vues . Une journée par semaine

Je vais l'avoir !

Hé oui, après quelques mois de patience, il semble que ma direction (bien-aimée) est prête à m'accorder de passer à 4 jours de travail par semaine -avec, bien sur, une réduction de salaire en proportion-.


Vous vous interrogez sans doute sur ce qui peut motiver un type normalement constitué à sacrifier 20 % de son salaire ?


- En premier lieu, il y a tout simplement le plaisir de ne pas aller bosser. Même si j'aime bien ma boite qui reste quand même quelque peu atypique au milieu de cette folie capitaliste et libérale (comprendre : ses dirigeants ont un autre but que celui d'accumuler toujours plus de profit au mépris complet de l'état de cette planète) et la très grande partie des gens qui y travaillent, je préfère de très loin prendre le temps de me lever, de déjeuner, de lire, de bloguer, de troller, de me promener (pas trop vite), d'écouter et de regarder vivre les gens qui m'entourent. Une application pratique et concrète du droit à la paresse revendiqué par Paul Lafargue.


- Deuxièmement, je vais vous révéler un truc incroyable. Je n'ai pas besoin de ce boulot pour vivre Suis-je à la tête d'une confortable fortune ? Non (enfin, du point de vue de l'occidental moyen, mais c'est un autre sujet sur lequel je reviendrai une autre fois). Ma conjointe gagne très bien sa vie ? Pas trop mal (un peu plus de 2000 euros nets par mois) mais ça n'est pas exceptionnel pour une diplômée de l'enseignement supérieur qui a plus de 20 ans de métier derrière elle. Hé bien, en considérant les économies que je ferai en n'allant pas travailler (pas de seconde voiture, pas de restaurant le midi, moins d'impôt sur le revenu), le revenu de ma très chère blonde nous suffirait pour vivre agréablement sans grande restriction sur notre train de vie. Mais là aussi, j'y reviendrai une autre fois. Dans ce cas, pourquoi ne pas travailler du tout ? On en reparlera...


- Troisièmement, en bon gauchiste de base, je crois dur comme fer à cette théorie dévaluée et allégrement massacrée qu'est le partage du travail. Dans mon équipe, nous sommes deux à travailler quatre jours par semaine. C'est suffisant, mathématiquement, pour dégager des ressources pour faire travailler quelqu'un (un intérimaire, un indépendant, un prestataire..) pendant quelques mois par an.


- Quatrièmement, j'ai depuis longtemps envie de m'investir dans des activités bénévoles. Mais étant un flemmard de première catégorie, qui aime aller au lit tôt -pas forcément pour dormir, mais vous n'en saurez pas plus que ça pour aujourd'hui-, je n'ai jamais réussi à m'investir correctement. Cette journée devrait me le permettre.

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